En haut de la place de Clichy trône un complexe immobilier
composé d'hôtels et d'un centre commercial,
en lieu et place du remarquable et regretté Gaumont Palace
démoli en 1973. Ce n'est pas une réussite architecturale.
Il faut faire avec ! Et Flunch, Castorama, et le parking souterrain
rendent bien des services.
Nouveauté, la façade de l'ensemble hôtelier
vient d'être restaurée. On a supprimé quelques
moucharabiehs en tôle marron et remplacé un carrelage
qui s'effritait par un placage de pierre ou façon pierre.
Quant à la façade du centre commercial Les Arcades,
sa rénovation, programmée depuis longtemps, traîne.
La société gestionnaire de l'ensemble nous annonce
depuis 18 mois que les arcades de pur style 1970 seront masquées
et les murs recouverts d'un habillage façon teck, que
l'entrée principale sera habillée d'un auvent
et la signalétique publicitaire revue selon les directives
de l'Architecte des Bâtiments de France. On regrette que
le projet ne prévoit pas la suppression des redans propices
aux épanchements et réceptacles de toutes les
saletés : de chaque recoin, s'écoule un ruisseau
d'urine séchée. Les riverains, les passants, les
touristes des hôtels voisins sont saisis à la gorge
par les odeurs. Une bonne image de marque pour ces commerces
? Supprimer ces recoins - petits coins - serait-ce trop coûteux
? déCLIC 17/18, pour sa part, appelle régulièrement
les services de la Propreté pour qu'ils interviennent
et nettoient les lieux.
Des courriers ont été adressés aux responsables.
Enfin, nombre de riverains font part de leur inquiétude
suscitée par la présence dans les sous-sols du
Centre commercial de ce qu'ils qualifient de " faune inquiétante
" qui semble y avoir élu domicile. Cette question
avait été évoquée en Conseil de
Quartier Grandes Carrières le 27/09/06. Le représentant
de l'association La Terrasse qui s'occupe de l'aide aux personnes
toxicomanes avait rencontré ces occupants : parmi ces
SDF, sans doute des usagers de drogue. Le commissaire principal
Pecquet jugeait ce point encore gérable. On a trouvé
des seringues sur le trottoir, à proximité immédiate
de l'école Cavallotti. Fin octobre, le commissariat du
18e, à nouveau interpellé par des riverains, a
assuré que " cette fois, il allait sérieusement
s'en occuper ". Mais, en janvier 2007, les sous-sols du
parking hébergent toujours ces hôtes accompagnés
de chiens non muselés, présents la nuit sur le
trottoir.
Le problème, sérieux, demeure.