D'une superficie de plus de 10 hectares, le parc Clichy-Batignolles
sera l'un des plus grands espaces verts du nord-ouest parisien.
En attendant sont achèvement, trois hectares ont d'ores
et déjà été ouverts le samedi 7
juillet 2007. Le public a ainsi pu découvrir les
premières réalisations de ce parc paysager, dessiné
par l'architecte urbaniste François Grether et la paysagiste
Jacqueline Osty.
Étroitement
lié au tissu urbain, ses allées s'ouvrent sur
la ville. Aménagé de manière très
originale, sur une ancienne plate-forme ferroviaire, le parc
se déploiera à terme autour d'un vaste plan d'eau
central traversé par la Petite Ceinture. En
outre, Une
grande pelouse centrale d'environ 1 ha formera le corps principal
du parc. Elle sera composée de buttes de 1 à 3
mètres et d'espaces où se succéderons différents
végétaux, le long d'une allée centrale.
Le parc se déclinera en quatre parties sur la thématique
des saisons. Dans le jardin du printemps, l'on peut dès
à présent admirer tilleuls, merisiers, magnolias
et bien d'autres espèces à la floraison abondante
au printemps et apprécier le jeux des graminées
avec l'ombre et la lumière dans le jardin d'été.
L'on
trouvera dans ce parc de multiples aires de jeux directement
inspirées de l'esthétisme du monde sportif et
notamment un skate parc, un terrain de basket, une aire de "
balle au mur " et une aire de jeux de ballon, réminiscences
d'un certain village olympique qui devait être ici accueilli
en 2012 !
Les économies d'énergie et la gestion durable
et écologique de l'ensemble du parc a été
une des principales préoccupations des concepteurs. Comme
une icône, dressée sur un belvédère,
une éolienne donne au parc un air de " Bagdad café
". Elle permettra d'assurer l'arrosage du parc à
partir de l'eau pompée dans un bassin biotope de plus
de 3000 m2. Situé le long de la Petite Ceinture, ce basin
aura à la fois une fonction esthétique avec ses
fontaines et jets d'eau et écologique. Il purifiera naturellement
l'eau de la Seine par des actions de décantation et de
filtrage par les plantes.
Les eaux de pluies, ainsi que les eaux de ruissellement, seront
recueillies sur les toitures des bâtiments du parc pour
alimenter la cuve d'arrosage. La toiture du bâtiment conservé
pour les locaux du parc sera en partie couverte de panneaux
solaires qui produiront l'énergie nécessaire à
l'éclairage du parc et au chauffage de l'eau chaude de
la forge. Une éolienne de 10 mètres de hauteur
permettra d'assurer une humidification quasi constante et sera
implantée sur un petit belvédère et l'eau
sera pompée dans le bassin biotope.
Les
éclairages d'ambiance et les balisages légers
des allées du parc se feront par des diodes électro-luminescentes
qui ont pour avantage d'avoir une très longue durée
de vie et de consommer très peu d'énergie.
Pour
préserver la mémoire du site, divers matériaux
ont été récupérés et seront
mis en valeur dans l'aménagement du parc : environ 3500
m2 de pavés, des rails...
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le plan de la première phase des travaux
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