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  Accueil les Actions Les terrains Batignolles-Cardinet-Clichy Deux ans après l'ouverture des 4,5 hectares de jardin, où en est le projet ?


Pour faire le point, pour envisager la suite, une Réunion Publique de Concertation, très officielle et très réglementaire s'est tenue le 8 avril devant 200 personnes. Il y avait pour l'occasion du beau monde à la tribune.

Du côté des élus, cinq adjoints au Maire de Paris, Anne Hildago, première adjointe (urbanisme), Fabienne Giboudeaux (espaces verts), Jean-Yves Mano (logement), Hammou Bouakkaz (démocratie locale) et Annick Lepetit (transports, voirie), députée du secteur.
Et aussi Brigitte Kuster, maire du 17ème et Françoise de Panafieu, députée de Monceau-Ternes. La présence de Gilles Catoire, maire de Clichy, montra la volonté de gommer la barrière du périphérique.

François Grether, l'architecte urbaniste qui a conçu le projet en rappela les fondamentaux, évoqua les évolutions prévues.

Ce parc doit être un lieu de convergences entre plusieurs quartiers, bien différents, des Epinettes aux Batignolles et à la Plaine Monceau, établissant aussi des liens vers Clichy-la Garenne. Convergence favorisée par la construction de deux passerelles au-dessus du faisceau de voies ferrées : côté ouest on pourra entrer dans le parc par la rue de Saussure.

A l'est, l'impasse Chalabre requalifiée ouvrira davantage le parc sur l'avenue de Clichy. C'est bien impasse Chalabre, en bordure de l'Hôtel Ibis, que sera prochainement construit le premier groupe scolaire annoncé. L'élargissement de l'impasse, qui ne sera plus impasse, rejoignant au nord l'avenue de Clichy, entraînera la démolition des immeubles 165-167-169 avenue de Clichy, mais le 181 sera sauvegardé.
Au nord du parc, deux entrées, boulevard Berthier (où devrait circuler le tramway T3, prolongé de La Chapelle à la Porte d'Asnières) par un pont et une passerelle, un pan incliné permettant de rattraper la différence de niveau.
Lien renoué avec Clichy/Saint-Ouen, grâce à une Porte de Clichy redessinée par le resserrement de l'avenue de la Porte de Clichy (construction de deux immeubles côté est, le long du lycée Honoré de Balzac et du gymnase Biancotto). Ainsi, d'un espace actuellement informe, on veut refaire une rue, établissant une continuité urbaine entre l'avenue de Clichy à Paris et l'avenue Jean Jaurès à Clichy.
Clichy a pris les devants en aménageant une placette soignée, place des Nations Unies.

C'est sans doute au nord ouest de l'avenue de la Porte de Clichy, derrière le magasin des décors de l'Opéra que s'installera le Tribunal de Grande Instance. La Mairie de Paris, la Mairie du 17ème, le Président de la République même y sont favorables, comme le Ministère de la Justice, ceci malgré les réticences du Barreau de Paris exprimées par son bâtonnier. Le 29 avril dernier, Nicolas Sarkozy en présentant sa vision du Grand Paris lors d'un discours à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, colline de Chaillot (XVIe), a lancé: "la cité judiciaire, elle doit s'installer aux Batignolles". Il est "temps de prendre des décisions, ça fait trop longtemps qu'on en parle". "Eh bien, c'est décidé", a-t-il ajouté.
Ce Tribunal accueillerait 3 000 fonctionnaires et 3 000 usagers chaque jour. Qui de la Mairie de Paris ou de la Mairie du 17ème lança l'idée du TGI à Batignolles - Cardinet ? On ne tranchera pas, mais on dit que la Mairie de Paris lierait son approbation au financement au moins partiel du prolongement du tram T3 par l'Etat. Rappelons que si l'Etat avait financé 16 % du coût de la 1ère tranche de T3, il n'est pas prévu à ce jour que l'Etat finance son prolongement jusqu'à La Chapelle puis Asnières, alors que les travaux ont récemment commencé. Le TGI pourrait être un de ces bâtiments pour lesquels la hauteur autorisée passerait de 37 à 57 mètres. Ces surélévations sont présentées par François Grether comme "point de jalonnement ou ponctuation" dans l'ensemble des bâtiments qui seront construits.
On a évoqué aussi un projet d'installation sur la ZAC du Conseil Régional d'Ile-de-France, actuellement dans le 7ème arrondissement. Anne Hidalgo dément : ce projet n'est pas d'actualité en fin de mandature.
Il fut bien précisé que l'avenue de Clichy ferait très prochainement l'objet d'un programme de réhabilitation. On note.

Sur l'emprise même de la ZAC, on confirma la construction, en bordure du parc, de 3 500 logements, accueillant une population de 7 000 à 8 000 habitants, à quoi s'ajouteront 109 000 m2 de bureaux et d'activité, générant autour de 6 400 emplois.
Les premiers bâtiments d'habitation seraient livrés en 2014, côté est vers l'avenue de Clichy et au nord de la ZAC. On annonce, en bordure de la rue Cardinet, la construction par Nexity de 120 logements (libres et sociaux) et par Paris -Habitat (ex : OPAC) de 95 logements, d'une crèche, de commerces.
Côté ouest, les premiers logements seraient livrés à partir de 2015.
A l'intérieur de la ZAC, les immeubles seront mixtes : logement et activités, 2 niveaux en bas des immeubles accueillant 115 00m2 de commerces et services et 30 000m2 d'équipements publics. Sont prévus notamment 2 résidences de personnes âgées, 4 groupes scolaires et 1 collège. Les équipements publics et commerciaux devront répondre aux besoins des usagers, qu'ils y habitent ou y travaillent, mais aussi des habitants des quartiers voisins, ceci dans un souci d'intégrer le nouveau quartier aux quartiers existant. Une étude vient d'être réalisée sur les commerces qui pourraient s'installer.
Une étude qu'on aimerait pouvoir consulter car cette "opération Batignolles-Cardinet", couplée avec la réhabilitation annoncée des avenues de Clichy et de Saint-Ouen devrait être l'occasion de la relance d'un commerce qui réponde aux attentes des usagers de nos quartiers et d'abord de leurs habitants.
Tirant les leçons des échecs de l'urbanisme sur dalle des années 1960 - 1980 qui a sévi par exemple à Beaugrenelle, on veut faire vivre la rue comme lieu de rencontre, tout en contrôlant les circulations (zones 30 ou zones 20), avec une forte présence végétale, "comme si le parc avait débordé de ses limites".

Bien sûr, on ne pouvait pas ne pas parler de la question des transports publics : on connaît l'état de la ligne M13, et cette réunion de concertation se tenait au moment même où le STIF et le Conseil Régional s'apprêtaient à annoncer, entre autres décisions d'un coût total de 18 milliards d'euros, le prolongement de la ligne M14 jusqu'à la Mairie de Saint Ouen en 2017.
Le Président de la République dans son intervention du 30 avril, outre l'annonce d' un supermétro périphérique de 130 kms, a semblé valider ces choix (la ligne M 14 serait même prolongée jusqu'à Carrefour Pleyel) sans pour autant évoquer la participation financière de l'état.
Et Brigitte Kuster a affirmé le 30 avril avoir obtenu l'ouverture d'une station supplémentaire de M14 à Cardinet. Ce serait une bien bonne nouvelle pour le Parc et la ZAC, mais qui reste à confirmer, et à financer, alors que l'ouverture d'une station Rome (correspondance avec la ligne M2) n'est pas encore acquise.
Nous traitons longuement de cette question cruciale des transports sur ce site dans d'autres rubriques.

Enfin, fut annoncée pour juin 2009 de la reprise de la concertation sur la 2ème partie du parc qui sera livrée en 2014, avec le diagnostic de ce qui a été fait et de ce qui manque.
Une Maison du Projet ouvrira dans le Parc début septembre, dans le Pavillon de l'horloge qui 2 après midi par semaine et 1 soir en nocturne accueillera le public pour exposer, expliquer, et aussi recevoir les remarques et suggestions. Une idée qu'avait lancée déCLIC 17/18 , et sans doute aussi quelques autres…

Note 1
Nous avons repris ici ce qui nous a semblé nouveau dans cette réunion de concertation. Pour en savoir davantage sur les "fondamentaux" du projet, on consultera ce site, les Bulletin de déCLIC n° 17 (page 14) et n° 18 (pages7, 8, 9, 10 et 11)

Note 2
Un peu d'eau froide dans le soleil

En cette fin d'avril où le printemps éclate dans le parc Martin Luther King, une vraie réussite, on a constaté avec consternation que de nombreux murets de soutènement ainsi que les parois d'exercice pour adolescents avaient été lourdement tagués. Nous ne dirons rien de l'état déplorable des toilettes publique .
Nous alertons par courrier Fabienne Giboudeaux, adjointe au maire de Paris chargée des espaces verts.
C'est immédiatement que de semblables souillures doivent être effacées, au risque de proliférer. On connaît l'exemple, le mauvais exemple, de tel square du 18ème arrondissement que, pendant de longues périodes, la Ville de Paris et les autorités ont semblé avoir abandonné aux destructeurs, entre 2 coûteuses opérations de réfection. On sait depuis longtemps que c'est dés le premier carreau cassé qu'il faut intervenir.
S'il y a au Parc Martin Luther King un probléme de gardiennage et de surveillance, la Ville de Paris et les élus en charge du dossier doivent se donner les moyens d'y remédier.
Au plus tôt
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