Association des quartiers de la place de Clichy, des avenue de Clichy et de Saint-Ouen    Bonjour ! Nous sommes le


  Accueil les Actions Le questionnaire de 2001 et l'abécédaire de 2008 L'abécédaire… présenté par déCLIC 17/18

En guise d'introduction de l'abécédaire… présenté par déCLIC 17/18

Les élections municipales du printemps prochain devraient représenter, c'est l'expression consacrée, un temps fort de la démocratie locale. Et c'est vrai que pendant quelques semaines des habitants - ici les Parisiens - auront l'occasion d'exercer leur curiosité citoyenne.
A nous, association de quartier qui intervenons " au quotidien ", dans les Conseils de Quartier, auprès des élus, des services techniques, par ce journal, partout où notre voix peut être entendue, à nous de profiter de ce moment privilégié pour rappeler les thèmes que nous portons depuis plus de 10 ans.
Déjà, à l'occasion des élections municipales de 2001, nous avions interrogé les candidats des quatre principales listes présentes dans les 8ème, 9ème,17ème et 18ème . Le questionnaire qui leur fut adressé est consultable sur notre site internet. Presque tous nous avaient répondu. Nous avions publié leurs réponses sur 10 pages, en petits caractères : travail sérieux, lecture austère.
Sept ans plus tard, au vu de ce qui a été réalisé, de ce qui reste à faire, forts du travail de réflexion mené avec nos adhérents, à l'écoute des habitants, nous avons décidé d'affirmer nos attentes sous forme d'abécédaire : un bref état des lieux, suivi de " nous demandons… "
Aux candidats d'y répondre, par écrit s'ils le souhaitent (nous publierons alors leurs engagements sur notre site internet), et/ou dans ce haut lieu de démocratie participative que sont les préaux d'école.

B comme Bus
Nous apprécions les progrès réalisés mais il reste tant à faire…
Plus souple que le métro , plus facilement accessible aux poussettes et aux personnes handicapées, ou aux porteurs de bagages, que le métro s'obstine à ignorer, le bus a vu son rôle réaffirmé par l'extension du service le dimanche, l'allongement des horaires, le doublement de la fréquence des bus de nuit .
La mise en site propre sur certains tronçons vise à en faire un métro de surface . Précisons que " site propre " signifie pour nous une voie protégée par un muret, utilisée aussi par les taxis et véhicules prioritaires car le seul marquage au sol ne dissuade pas le stationnement sauvage : on ne le constate que trop avenue de Clichy .
Nous demandons que cette politique d'amélioration de l'offre soit amplifiée.
La Ville et la région contrôlent le STIF depuis l'été 2006. Nous apprécions les progrès réalisés, mais il reste tant à faire…Cela demande de l'argent et nous estimons que l'Etat doit apporter sa contribution ; cela demande aussi la volonté de rompre avec de vieux réflexes.
Les candidats seront jugés à leurs engagements. Les élus, dans les arrondissements et à l'Hôtel de Ville, le seront à leurs résultats. On ne peut se dire favorable au transport public et à son développement, et encourager en sous-main les entraves mises à ce développement !
Citons, au hasard, l'indispensable aménagement du trajet du bus 31, dans le sens ouest-est, pour éviter le carrefour Clichy-Cardinet, où des milliers d'usagers perdent chaque jour un temps considérable, aménagement refusé depuis des années par des élus locaux.

C comme Clichy-Rochechouart et comme avenue de Clichy
La réhabilitation de l'axe Clichy-Blanche-Pigalle-Anvers-Barbès a été un bon exemple de l'action conduite par la Ville en étroite concertation avec les associations de riverains, dont Déclic 17/18. De très nombreuses réunions de travail, plusieurs grandes réunions publiques ont permis de passer du chaos antérieur à l'état actuel (terre-plein refait avec pistes cyclables, de très nombreux arbres replantés, de diverses essences, bus, taxis et véhicules prioritaires en site propre, trottoirs élargis côté 9ème).
C'est tellement mieux ! Pourtant le choix du mobilier urbain, des éclairages, ne nous satisfait pas pleinement. Au moins, il fut décidé démocratiquement. Un point noir toutefois : la malpropreté de cette promenade le week-end (plates-bandes souillées de canettes,verre cassé , emballages de fast food), précisément les jours de plus grande fréquentation.A quand un nettoiement calé sur le renouvellement du taux de souillure ?
L'amélioration de la voirie a-t-elle généré une amélioration des commerces, très bas de gamme début 2000 ? Cette amélioration semble en cours. On est en droit d'attendre mieux encore.Particulièrement à Anvers, côté 18ème, où sévissent encore les déballages de fringues et les cartons éventrés.
Un enseignement : quand la volonté de l'Hôtel de Ville s'enrichit de la concertation…un exemple pour la place de Clichy (en cours) et pour l'avenue de Clichy où tout est à faire.
C'est précisément ce que nous demandons.

D comme Deux roues motorisées (2 RM)
Il y en a toujours davantage (+42% depuis 1997).
On dit que beaucoup sont des automobilistes las des embouteillages. De fait, on se déplace plus vite en 2RM. Au prix souvent de risques pour soi et pour les autres (remontée de file de véhicules…). Les chiffres des accidents le montrent tragiquement (53% des victimes d'accidents, en augmentation de 14% en un an). Au prix aussi trop souvent de comportements inciviques et illégaux : en stationnant sur le trottoir, on gagne certes du temps, et pour se garer on roule sur le trottoir ; et tant pis pour les piétons, les poussettes, etc…. Et on voit maintenant des motos à 3 et 4 roues stationnées sur les trottoirs ! Au prix enfin d'une pollution importante, et les plus petites cylindrées ne sont pas les moins polluantes ni les moins bruyantes .
La Ville installe sur la chaussée de nombreuses places de stationnement gratuit pour 2 RM. Il n'y en a pas assez. Il n'y en aura jamais assez. Comme il n'y a pas assez de places de stationnement pour garer toutes les automobiles de Paris, banlieue, province…sauf que les 4 roues ne peuvent pas se garer sur les trottoirs (voir M comme mobilier urbain).
Ce que nous demandons :
La Ville peut continuer à aménager de nouveaux parkings de 2RM sur la chaussée, en aucun cas sur les trottoirs(cf projet de la Ville d'aménagement de parkings 2RM sur les trottoirs larges alors que l'expérience montre que, systématiquement, les 2RM occupent bien davantage que l'espace alloué.
La Police Nationale et les ASP qui prennent leurs ordres auprès des commissariats doivent verbaliser les 2 RM stationnés sur les trottoirs. Ils commencent à le faire ; quand il y a intervention citoyenne. Nos élus doivent peser pour que la loi soit respectée.

D comme Diversité commerciale . Et comment la protéger ou la retrouver ?
Dans notre quartier comme ailleurs, elle fout le camp. Tout bazar, tout chiche kebab, tout chaussures asiatiques, avenue de Clichy. Tout taxiphone dans les rues adjacentes.Floraison d'agences bancaires. En 20 ans, la plupart des commerces de proximité ont été évincés.
On connaît aussi le tout informatique à Montgallet (12ème), le tout commerce de gros asiatique autour de la mairie du 11ème ou dans le 3ème. A Saint Germain des Prés, le vêtement coûteux chasse les dernières librairies.
Depuis 10 ans, Déclic 17/18 alerte, interpelle les élus.
La Ville, depuis quelques années, intervient, via des sociétés d'économie mixte rachetant des locaux disponibles, pour les louer ou les revendre à des artisans ou des commerçants qui répondent aux besoins des habitants du quartier.Ainsi la SEMAEST qui a commencé à intervenir aux Epinettes (voir l'article page….).
Un des moyens de maintenir la diversité commerciale, c'est d'appliquer le Plan Local d'Urbanisme, voté en Conseil de Paris, après des centaines de réunions de quartier. Une des dispositions de ce PLU vise à protéger les rez de chaussée, commerciaux et artisanaux sur 260 kilomètres de voie parisienne, dont les commerces de bouche sur 214 kilomètres de rue marché. Ainsi une boucherie en fin de bail pourrait être éventuellement transformée en boulangerie, mais pas en taxiphone. La Ville s'appuie sur la loi du 02/08/05 autorisant les communes à préempter les fonds de commerce… mais cette loi n'a jamais reçu son décret d'application.
Ce qui a permis au Préfet de Paris (sur ordre de qui ?) de dénoncer et d'annuler cette disposition du PLU comme portant atteinte au droit de propriété.
Cette décision préfectorale nous semble particulièrement mal venue. A l'écoute des habitants de notre quartier, nous savons qu'ils regrettent et condamnent l'actuelle dégradation de l'appareil commercial. Et ce, quels que soient leurs choix politiques.
Nous demandons aux candidats,dont certains, députés ou sénateurs, votent les lois,de s'engager sur la parution du décret et la mise en œuvre du PLU.

F comme Façades
Notre quartier offre une grande diversité d'architecture. Pierre de Paris enduite, plus souvent que pierre de taille pour les immeubles du 19ème siècle des Batignolles ; même chose aux Epinettes en plus modeste ; pierre de taille ou brique et pierre sur les plus grandes artères.
Ces ensembles ont souvent été malmenés à l'occasion des ravalements des années 60 et 70 : le ciment a remplacé l'enduit traditionnel chaux et sable ; les appuis en fonte moulée remplacés par des vulgaires tubes, les volets ôtés. Désir d'économie des copropriétés, méconnaissance des ravaleurs, laissez aller des services municipaux. Et combien de grilles de rez de chaussée " façon andalouse ", pur produit de la grande distribution du bâtiment .
Nous demandons que les ABF (architectes des bâtiments de France) suivent au plus près les ravalements, exigeant le respect des styles d'origine, ou la restitution de ce style à l'occasion d'un nouveau ravalement.
Evoquons aussi l'aspect trop souvent déplorable de certains commerces : coffrages, auvents rigides installés illégalement, vélum en loques, vitrines recouvertes d'affichettes, ou descendues illégalement (bien utile pour vendre directement dans la rue…) . Et que dire du barbouillage des rideaux de fer…
Tout changement d'aspect d'une façade doit obtenir l'accord de l'ABF. Mais cet accord n'étant pas demandé, l'ABF ne peut le refuser ! Le service de contrôle des étalages,présent sur le terrain, doit prévenir l'ABF du secteur de tout changement d'aspect d'un commerce : l'ABF peut alors en exiger la suppression.
Nous demandons qu'enfin les réglements soient appliqués en ce qui concerne les rez de chaussée commerciaux.

G comme Gare de petite ceinture avenue de Saint Ouen
Ce fut une si jolie petite gare, comme en témoignent des cartes postales du début du 20ème siècle. C'est maintenant une franche horreur.
La faute à qui ? Aux locataires successifs qui ont enserré la façade dans une gangue de tôle, agrémentée d'enseignes agressives (et illégales, on plaide depuis des années…) .
En dernière analyse la responsabilité incombe aux propriétaires, la SNCF puis RFF qui, encaissant les loyers de ces commerces, ont laissé faire n'importe quoi.
Déclic 17/18 alerte les élus depuis des années. A la Mairie de Paris, on s'inquiète depuis quelques temps. La députée de la circonscription est intervenue auprès du Directeur de RFF à plusieurs reprises et suit le dossier.
Notre souhait : que ce bâtiment réhabilité accueille des activités associatives.
La Ville doit pour cela racheter ce bâtiment à RFF pour un prix raisonnable.
En attendant, nous demandons que la Ville fasse respecter par le locataire les règlements sur les façades, enseignes et étalages.
Voir notre article Réseau Ferré de France est il au -dessus des lois ? page….

J comme Jardin public
La Ville de Paris a ouvert 32 hectares de jardins publics depuis 2001. Ce sont souvent de belles réussites qui font honneur à leurs concepteurs.
L'usage même des jardins a changé : on peut désormais s'installer sur les pelouses ; là où naguère on chassait ceux qui s'y installaient : " en Angleterre, on a le droit ! Oui mais ici on n'est pas en Angleterre… " Dernier bastion de l'interdiction : le jardin du Luxembourg géré par le Sénat.
Dans notre quartier qui manquait cruellement de jardins, on a vu s'ouvrir le jardin des Deux Nèthes (et Déclic 17/18 n'y fut pas pour rien) et la première tranche du jardin des Batignolles.
Mais le personnel de surveillance n'a pas suivi. Après une pétition très signée, à notre initiative, le jardin des Deux Nèthes a pu être pourvu en surveillants, mais en les empruntant à d'autres jardins de l'arrondissement. Jusqu'à une nouvelle ponction de personnels de surveillance pour l'ouverture du Jardin d'Eole , aux confins du 19ème arrondissement.
Economie de personnel, refus de créer des postes. On a voulu " tenir " le budget et l'engagement pris en 2001 de ne pas augmenter la pression fiscale. Ce choix mérite d'être débattu sérieusement et notamment à l'occasion des élections municipales. Car à trop " tirer " sur le budget du personnel de surveillance, on risque de voir se dégrader rapidement de coûteuses réalisations ,des réussites si longtemps attendues.
Nous demandons que dans chaque jardin public, la surveillance soit effective, permanente, dynamique. On peut envisager un rôle d'animation en plus d'un rôle de surveillance, peut être assurée par un personnel spécifique d'animateurs tourné vers les enfants et les adolescents. Et que le nombre de postes nécessaires soit créé à cet effet.

L comme Ligne 13
Chacun, dans notre quartier, et bien au delà, connaît les difficultés des 600 000 usagers quotidiens de la ligne 13 du métro. Nous les avons longuement évoquées dans les livraisons successives du Bulletin de Liaison . Nous sommes intervenus dans les Conseils Consultatifs de Quartier ou dans les réunions spécifiques, l'hiver dernier, dans le 17ème, comme dans le 18ème. Déclic 17/18 a signé et fait signer la pétition ensemblepourlaligne13.
La solution pour nous : prolonger la ligne 14 de Saint Lazare à l'une des 2 branches de la ligne 13 et " météoriser " le tronçon de la 13 ainsi relié.
Oui, cela coùtera cher : un milliard d'euros.
La Région bien sûr, mais aussi l'Etat, doivent participer au financement. Nous n'oublions pas qu'un ministre de l'Equipement a autorisé le lancement de la couverture de l'avenue Charles De Gaulle, à Neuilly sur Seine, pour un montant supérieur à un milliard d'euros, et que la vente des société concessionnaires d'autoroutes a rapporté 14 milliards d'euros à l'état en 2006.
Nous demandons aux candidats de s'engager devant les électeurs à défendre la " météorisation " du nord de la ligne 13, et d'intervenir en ce sens auprès de leurs amis politiques qui sont en capacité de trouver les financements.

M comme Macadam-patchwork
Les trottoirs de Paris, c'est surtout le goudron qui luit sous la pluie. Goudron luisant, toits de zinc mouillés ; le cinéma en noir et blanc l'a montré, ça a une gueule d'atmosphère. Buren l'a compris dans la cour du Palais Royal, qui a suscité tant de haine (de ceux qui préféraient le parking du Conseil d'Etat). On peut moins apprécier le goudron épandu sur la chaussée après 1968 : cachez ces pavés que l'on ne saurait voir… Mais il est vrai que le revêtement de goudron amortit quelque peu le bruit des voitures ; faute de s'attaquer aux causes ,on en réduit les conséquences !
Ce qu'on n'apprécie pas c'est le patchwork des trottoirs goudronnés : on ouvre, on referme, on regoudronne, parfois après des semaines, et sur un mètre de large seulement, . C'est particulièrement vrai avenue de Clichy.
Nous demandons une véritable planification des travaux de voirie. Qu'on rompe avec le cycle ouverture, rebouchage, ouverture à côté. Que la Ville oblige les différents opérateurs à planifier leurs travaux. Et que l'on regoudronne immédiatement, sur toute la largeur du trottoir.
Problème connexe : depuis quelques années les trottoirs sont souillés de taches ou traînées de peinture blanche. Notamment , mais pas seulement, à proximité des magasins de bricolage. Ces taches sont quasi indélébiles : les services de la voirie sont contraints de repeindre le goudron en noir ! Pourquoi cette récente épidémie ? Gageons que les fabricants de peinture, pour gagner trois sous, ont conçu de nouveaux pots ou de nouvelles anses particulièrement fragiles, Et tant pis pour le domaine public !
Favorables au principe pollueur-payeur, nous demandons que les services de la voirie interpellent les fabricants de peinture, leur enjoignant de revenir à des emballages de qualité. A l'adjoint responsable de leur en donner l'ordre.
Proposition au ras du sol ? Précisément.

M comme Mobilier urbain
L'espace public est surencombré, le regard ne sait où se poser : panneaux de signalisation disparates, parfois superfétatoires.
Ainsi du mobilier : bancs, corbeilles, panneaux indicateurs, souvent médiocres. Regardons ce qui se fait dans les villes étrangères ! Au delà de la nécessaire simplification et du désencombrement des trottoirs, Paris mérite qu'on redessine ce mobilier urbain. Pourquoi pas un concours , comme celui lancé en janvier 2006 pour remplacer, en 2008 seulement , les 35000 poubelles transparentes sur nos trottoirs.
Les nouveaux abribus sont de meilleure qualité. On annonce de nouveaux édicules de toilettes publiques fin 2008 plus esthétiques er accessibles aux handicapés.
Evoquons aussi les plots, les croix de Saint André installés depuis une vingtaine d'années au bord des trottoirs pour empêcher les automobilistes d'y stationner. Paris en compte des milliers : un plot coûte 100€, une croix 170€. Quelle économie on aurait pu faire si l'automobiliste goujat et incivique et délictueux avait été d'emblée très lourdement sanctionné ? Est-il trop tard pour étudier leur suppression ?
Quant aux propriétaires de 2 RM, ils accrochent leurs véhicules sur le trottoir, à ces plots, surtout quand le trottoir a été élargi (écoles, crèches).
Nous demandons une réduction de l'encombrement des trottoirs grâce à un mobilier urbain mieux conçu, et redessiné.

V comme Vélo, V comme VELIB
A Paris, la place du vélo est beaucoup trop restreinte. Rompant avec le choix du " tout bagnole " de J. Chirac,
J. Tiberi avait lancé une politique d'aménagement de pistes cyclables, développée et amplifiée par B. Delanoë (370 kilomètres à ce jour).
Pour autant, à Paris, ce mode de déplacement non polluant a encore un retard considérable sur beaucoup de capitales européennes ou sur des villes comme Strasbourg et La Rochelle.
Le grand succès de Vélib montre qu'une politique volontariste fait mieux que répondre à l'attente des usagers : l'offre a créé la demande.
Des esprits chagrins ou partisans, tout en saluant le projet voté à l'unanimité en Conseil de Paris, ont critiqué le choix de la couleur du vélo, assez chic pourtant et choisi par les Architectes des Bâtiments de France… Ou plus sérieusement déplorent la disparition de places de stationnement automobiles. Certes, l'installation de 20 places Vélib entraîne la disparition de 2 ou 3 places de stationnement 4 roues. Un choix a été fait qui nous semble judicieux. Au reste, c'est infiniment moins que les places qui devraient être supprimées si on répondait aux exigences des sapeurs pompiers .
Et le succès de Vélib aura eu l'immense mérite de faire apparaître en nombre les cyclistes sur le pavé parisien. Les automobilistes devront enfin tenir compte de leur présence, la Ville accélérer l'aménagement de parcours protégés.
Mais les cyclistes eux mêmes doivent être respectueux du code de la route : on s'arrête au feu rouge, on ne roule pas sur les trottoirs, on n'emprunte pas les sens interdits.Même si la " délinquance cycliste " est infiniment moins grave que celle des 4 roues et des 2 roues motorisées, contrairement à ce que le lobby automobile et ses soutiens voudraient nous faire accroîre.
Nous demandons : l'amplification d'une politique facilitant l'usage du vélo à Paris, pensée en liaison avec les communes voisines : en augmentant les emplacements de stationnement vélo sur la chaussée ; en incitant les copropriétés et les entreprises à ouvrir (rouvrir) des locaux pour vélo ; en ouvrant un débat sur l'accès des vélos dans les couloirs de bus, l'emprunt de certains sens interdits, etc… débat qui doit être organisé avec l'ensemble des associations et pas les seules associations de cyclistes.

 

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