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En guise d'introduction de l'abécédaire
présenté par déCLIC 17/18
Les
élections municipales du printemps prochain devraient représenter,
c'est l'expression consacrée, un temps fort de la démocratie
locale. Et c'est vrai que pendant quelques semaines des habitants
- ici les Parisiens - auront l'occasion d'exercer leur curiosité
citoyenne.
A nous, association de quartier qui intervenons " au quotidien
", dans les Conseils de Quartier, auprès des élus,
des services techniques, par ce journal, partout où notre
voix peut être entendue, à nous de profiter de ce moment
privilégié pour rappeler les thèmes que nous
portons depuis plus de 10 ans.
Déjà, à l'occasion des élections municipales
de 2001, nous avions interrogé les candidats des quatre principales
listes présentes dans les 8ème, 9ème,17ème
et 18ème . Le questionnaire qui leur fut adressé est
consultable sur notre site internet. Presque tous nous avaient répondu.
Nous avions publié leurs réponses sur 10 pages, en
petits caractères : travail sérieux, lecture austère.
Sept ans plus tard, au vu de ce qui a été réalisé,
de ce qui reste à faire, forts du travail de réflexion
mené avec nos adhérents, à l'écoute
des habitants, nous avons décidé d'affirmer nos attentes
sous forme d'abécédaire : un bref état des
lieux, suivi de " nous demandons
"
Aux candidats d'y répondre, par écrit s'ils le souhaitent
(nous publierons alors leurs engagements sur notre site internet),
et/ou dans ce haut lieu de démocratie participative que sont
les préaux d'école.
B comme Bus
Nous apprécions les progrès réalisés
mais il reste tant à faire
Plus souple que le métro , plus facilement accessible aux
poussettes et aux personnes handicapées, ou aux porteurs
de bagages, que le métro s'obstine à ignorer, le bus
a vu son rôle réaffirmé par l'extension du service
le dimanche, l'allongement des horaires, le doublement de la fréquence
des bus de nuit .
La mise en site propre sur certains tronçons vise à
en faire un métro de surface . Précisons que "
site propre " signifie pour nous une voie protégée
par un muret, utilisée aussi par les taxis et véhicules
prioritaires car le seul marquage au sol ne dissuade pas le stationnement
sauvage : on ne le constate que trop avenue de Clichy .
Nous demandons que cette politique d'amélioration de l'offre
soit amplifiée.
La Ville et la région contrôlent le STIF depuis l'été
2006. Nous apprécions les progrès réalisés,
mais il reste tant à faire
Cela demande de l'argent
et nous estimons que l'Etat doit apporter sa contribution ; cela
demande aussi la volonté de rompre avec de vieux réflexes.
Les candidats seront jugés à leurs engagements. Les
élus, dans les arrondissements et à l'Hôtel
de Ville, le seront à leurs résultats. On ne peut
se dire favorable au transport public et à son développement,
et encourager en sous-main les entraves mises à ce développement
!
Citons, au hasard, l'indispensable aménagement du trajet
du bus 31, dans le sens ouest-est, pour éviter le carrefour
Clichy-Cardinet, où des milliers d'usagers perdent chaque
jour un temps considérable, aménagement refusé
depuis des années par des élus locaux.
C comme Clichy-Rochechouart et comme avenue de Clichy
La réhabilitation de l'axe Clichy-Blanche-Pigalle-Anvers-Barbès
a été un bon exemple de l'action conduite par la Ville
en étroite concertation avec les associations de riverains,
dont Déclic 17/18. De très nombreuses réunions
de travail, plusieurs grandes réunions publiques ont permis
de passer du chaos antérieur à l'état actuel
(terre-plein refait avec pistes cyclables, de très nombreux
arbres replantés, de diverses essences, bus, taxis et véhicules
prioritaires en site propre, trottoirs élargis côté
9ème).
C'est tellement mieux ! Pourtant le choix du mobilier urbain, des
éclairages, ne nous satisfait pas pleinement. Au moins, il
fut décidé démocratiquement. Un point noir
toutefois : la malpropreté de cette promenade le week-end
(plates-bandes souillées de canettes,verre cassé ,
emballages de fast food), précisément les jours de
plus grande fréquentation.A quand un nettoiement calé
sur le renouvellement du taux de souillure ?
L'amélioration de la voirie a-t-elle généré
une amélioration des commerces, très bas de gamme
début 2000 ? Cette amélioration semble en cours. On
est en droit d'attendre mieux encore.Particulièrement à
Anvers, côté 18ème, où sévissent
encore les déballages de fringues et les cartons éventrés.
Un enseignement : quand la volonté de l'Hôtel de Ville
s'enrichit de la concertation
un exemple pour la place de Clichy
(en cours) et pour l'avenue de Clichy où tout est à
faire.
C'est précisément ce que nous demandons.
D comme Deux roues motorisées (2 RM)
Il y en a toujours davantage (+42% depuis 1997).
On dit que beaucoup sont des automobilistes las des embouteillages.
De fait, on se déplace plus vite en 2RM. Au prix souvent
de risques pour soi et pour les autres (remontée de file
de véhicules
). Les chiffres des accidents le montrent
tragiquement (53% des victimes d'accidents, en augmentation de 14%
en un an). Au prix aussi trop souvent de comportements inciviques
et illégaux : en stationnant sur le trottoir, on gagne certes
du temps, et pour se garer on roule sur le trottoir ; et tant pis
pour les piétons, les poussettes, etc
. Et on voit maintenant
des motos à 3 et 4 roues stationnées sur les trottoirs
! Au prix enfin d'une pollution importante, et les plus petites
cylindrées ne sont pas les moins polluantes ni les moins
bruyantes .
La Ville installe sur la chaussée de nombreuses places de
stationnement gratuit pour 2 RM. Il n'y en a pas assez. Il n'y en
aura jamais assez. Comme il n'y a pas assez de places de stationnement
pour garer toutes les automobiles de Paris, banlieue, province
sauf
que les 4 roues ne peuvent pas se garer sur les trottoirs (voir
M comme mobilier urbain).
Ce que nous demandons :
La Ville peut continuer à aménager de nouveaux parkings
de 2RM sur la chaussée, en aucun cas sur les trottoirs(cf
projet de la Ville d'aménagement de parkings 2RM sur les
trottoirs larges alors que l'expérience montre que, systématiquement,
les 2RM occupent bien davantage que l'espace alloué.
La Police Nationale et les ASP qui prennent leurs ordres auprès
des commissariats doivent verbaliser les 2 RM stationnés
sur les trottoirs. Ils commencent à le faire ; quand il y
a intervention citoyenne. Nos élus doivent peser pour que
la loi soit respectée.
D comme Diversité commerciale . Et comment
la protéger ou la retrouver ?
Dans notre quartier comme ailleurs, elle fout le camp. Tout bazar,
tout chiche kebab, tout chaussures asiatiques, avenue de Clichy.
Tout taxiphone dans les rues adjacentes.Floraison d'agences bancaires.
En 20 ans, la plupart des commerces de proximité ont été
évincés.
On connaît aussi le tout informatique à Montgallet
(12ème), le tout commerce de gros asiatique autour de la
mairie du 11ème ou dans le 3ème. A Saint Germain des
Prés, le vêtement coûteux chasse les dernières
librairies.
Depuis 10 ans, Déclic 17/18 alerte, interpelle les élus.
La Ville, depuis quelques années, intervient, via des sociétés
d'économie mixte rachetant des locaux disponibles, pour les
louer ou les revendre à des artisans ou des commerçants
qui répondent aux besoins des habitants du quartier.Ainsi
la SEMAEST qui a commencé à intervenir aux Epinettes
(voir l'article page
.).
Un des moyens de maintenir la diversité commerciale, c'est
d'appliquer le Plan Local d'Urbanisme, voté en Conseil de
Paris, après des centaines de réunions de quartier.
Une des dispositions de ce PLU vise à protéger les
rez de chaussée, commerciaux et artisanaux sur 260 kilomètres
de voie parisienne, dont les commerces de bouche sur 214 kilomètres
de rue marché. Ainsi une boucherie en fin de bail pourrait
être éventuellement transformée en boulangerie,
mais pas en taxiphone. La Ville s'appuie sur la loi du 02/08/05
autorisant les communes à préempter les fonds de commerce
mais cette loi n'a jamais reçu son décret d'application.
Ce qui a permis au Préfet de Paris (sur ordre de qui ?) de
dénoncer et d'annuler cette disposition du PLU comme portant
atteinte au droit de propriété.
Cette décision préfectorale nous semble particulièrement
mal venue. A l'écoute des habitants de notre quartier, nous
savons qu'ils regrettent et condamnent l'actuelle dégradation
de l'appareil commercial. Et ce, quels que soient leurs choix politiques.
Nous demandons aux candidats,dont certains, députés
ou sénateurs, votent les lois,de s'engager sur la parution
du décret et la mise en uvre du PLU.
F comme
Façades
Notre quartier offre une grande diversité d'architecture.
Pierre de Paris enduite, plus souvent que pierre de taille pour
les immeubles du 19ème siècle des Batignolles ; même
chose aux Epinettes en plus modeste ; pierre de taille ou brique
et pierre sur les plus grandes artères.
Ces ensembles ont souvent été malmenés à
l'occasion des ravalements des années 60 et 70 : le ciment
a remplacé l'enduit traditionnel chaux et sable ; les appuis
en fonte moulée remplacés par des vulgaires tubes,
les volets ôtés. Désir d'économie des
copropriétés, méconnaissance des ravaleurs,
laissez aller des services municipaux. Et combien de grilles de
rez de chaussée " façon andalouse ", pur
produit de la grande distribution du bâtiment .
Nous demandons que les ABF (architectes des bâtiments de France)
suivent au plus près les ravalements, exigeant le respect
des styles d'origine, ou la restitution de ce style à l'occasion
d'un nouveau ravalement.
Evoquons aussi l'aspect trop souvent déplorable de certains
commerces : coffrages, auvents rigides installés illégalement,
vélum en loques, vitrines recouvertes d'affichettes, ou descendues
illégalement (bien utile pour vendre directement dans la
rue
) . Et que dire du barbouillage des rideaux de fer
Tout
changement d'aspect d'une façade doit obtenir l'accord de
l'ABF. Mais cet accord n'étant pas demandé, l'ABF
ne peut le refuser ! Le service de contrôle des étalages,présent
sur le terrain, doit prévenir l'ABF du secteur de tout changement
d'aspect d'un commerce : l'ABF peut alors en exiger la suppression.
Nous demandons qu'enfin les réglements soient appliqués
en ce qui concerne les rez de chaussée commerciaux.
G comme Gare de petite ceinture avenue de Saint Ouen
Ce fut une si jolie petite gare, comme en témoignent des
cartes postales du début du 20ème siècle. C'est
maintenant une franche horreur.
La faute à qui ? Aux locataires successifs qui ont enserré
la façade dans une gangue de tôle, agrémentée
d'enseignes agressives (et illégales, on plaide depuis des
années
) .
En dernière analyse la responsabilité incombe aux
propriétaires, la SNCF puis RFF qui, encaissant les loyers
de ces commerces, ont laissé faire n'importe quoi.
Déclic 17/18 alerte les élus depuis des années.
A la Mairie de Paris, on s'inquiète depuis quelques temps.
La députée de la circonscription est intervenue auprès
du Directeur de RFF à plusieurs reprises et suit le dossier.
Notre souhait : que ce bâtiment réhabilité accueille
des activités associatives.
La Ville doit pour cela racheter ce bâtiment à RFF
pour un prix raisonnable.
En attendant, nous demandons que la Ville fasse respecter par le
locataire les règlements sur les façades, enseignes
et étalages.
Voir notre article Réseau Ferré de France est il au
-dessus des lois ? page
.
J comme Jardin public
La Ville de Paris a ouvert 32 hectares de jardins publics depuis
2001. Ce sont souvent de belles réussites qui font honneur
à leurs concepteurs.
L'usage même des jardins a changé : on peut désormais
s'installer sur les pelouses ; là où naguère
on chassait ceux qui s'y installaient : " en Angleterre, on
a le droit ! Oui mais ici on n'est pas en Angleterre
"
Dernier bastion de l'interdiction : le jardin du Luxembourg géré
par le Sénat.
Dans notre quartier qui manquait cruellement de jardins, on a vu
s'ouvrir le jardin des Deux Nèthes (et Déclic 17/18
n'y fut pas pour rien) et la première tranche du jardin des
Batignolles.
Mais le personnel de surveillance n'a pas suivi. Après une
pétition très signée, à notre initiative,
le jardin des Deux Nèthes a pu être pourvu en surveillants,
mais en les empruntant à d'autres jardins de l'arrondissement.
Jusqu'à une nouvelle ponction de personnels de surveillance
pour l'ouverture du Jardin d'Eole , aux confins du 19ème
arrondissement.
Economie de personnel, refus de créer des postes. On a voulu
" tenir " le budget et l'engagement pris en 2001 de ne
pas augmenter la pression fiscale. Ce choix mérite d'être
débattu sérieusement et notamment à l'occasion
des élections municipales. Car à trop " tirer
" sur le budget du personnel de surveillance, on risque de
voir se dégrader rapidement de coûteuses réalisations
,des réussites si longtemps attendues.
Nous demandons que dans chaque jardin public, la surveillance soit
effective, permanente, dynamique. On peut envisager un rôle
d'animation en plus d'un rôle de surveillance, peut être
assurée par un personnel spécifique d'animateurs tourné
vers les enfants et les adolescents. Et que le nombre de postes
nécessaires soit créé à cet effet.
L comme Ligne 13
Chacun, dans notre quartier, et bien au delà, connaît
les difficultés des 600 000 usagers quotidiens de la ligne
13 du métro. Nous les avons longuement évoquées
dans les livraisons successives du Bulletin de Liaison . Nous sommes
intervenus dans les Conseils Consultatifs de Quartier ou dans les
réunions spécifiques, l'hiver dernier, dans le 17ème,
comme dans le 18ème. Déclic 17/18 a signé et
fait signer la pétition ensemblepourlaligne13.
La solution pour nous : prolonger la ligne 14 de Saint Lazare à
l'une des 2 branches de la ligne 13 et " météoriser
" le tronçon de la 13 ainsi relié.
Oui, cela coùtera cher : un milliard d'euros.
La Région bien sûr, mais aussi l'Etat, doivent participer
au financement. Nous n'oublions pas qu'un ministre de l'Equipement
a autorisé le lancement de la couverture de l'avenue Charles
De Gaulle, à Neuilly sur Seine, pour un montant supérieur
à un milliard d'euros, et que la vente des société
concessionnaires d'autoroutes a rapporté 14 milliards d'euros
à l'état en 2006.
Nous demandons aux candidats de s'engager devant les électeurs
à défendre la " météorisation "
du nord de la ligne 13, et d'intervenir en ce sens auprès
de leurs amis politiques qui sont en capacité de trouver
les financements.
M comme Macadam-patchwork
Les trottoirs de Paris, c'est surtout le goudron qui luit sous la
pluie. Goudron luisant, toits de zinc mouillés ; le cinéma
en noir et blanc l'a montré, ça a une gueule d'atmosphère.
Buren l'a compris dans la cour du Palais Royal, qui a suscité
tant de haine (de ceux qui préféraient le parking
du Conseil d'Etat). On peut moins apprécier le goudron épandu
sur la chaussée après 1968 : cachez ces pavés
que l'on ne saurait voir
Mais il est vrai que le revêtement
de goudron amortit quelque peu le bruit des voitures ; faute de
s'attaquer aux causes ,on en réduit les conséquences
!
Ce qu'on n'apprécie pas c'est le patchwork des trottoirs
goudronnés : on ouvre, on referme, on regoudronne, parfois
après des semaines, et sur un mètre de large seulement,
. C'est particulièrement vrai avenue de Clichy.
Nous demandons une véritable planification des travaux de
voirie. Qu'on rompe avec le cycle ouverture, rebouchage, ouverture
à côté. Que la Ville oblige les différents
opérateurs à planifier leurs travaux. Et que l'on
regoudronne immédiatement, sur toute la largeur du trottoir.
Problème connexe : depuis quelques années les trottoirs
sont souillés de taches ou traînées de peinture
blanche. Notamment , mais pas seulement, à proximité
des magasins de bricolage. Ces taches sont quasi indélébiles
: les services de la voirie sont contraints de repeindre le goudron
en noir ! Pourquoi cette récente épidémie ?
Gageons que les fabricants de peinture, pour gagner trois sous,
ont conçu de nouveaux pots ou de nouvelles anses particulièrement
fragiles, Et tant pis pour le domaine public !
Favorables au principe pollueur-payeur, nous demandons que les services
de la voirie interpellent les fabricants de peinture, leur enjoignant
de revenir à des emballages de qualité. A l'adjoint
responsable de leur en donner l'ordre.
Proposition au ras du sol ? Précisément.
M comme Mobilier urbain
L'espace public est surencombré, le regard ne sait où
se poser : panneaux de signalisation disparates, parfois superfétatoires.
Ainsi du mobilier : bancs, corbeilles, panneaux indicateurs, souvent
médiocres. Regardons ce qui se fait dans les villes étrangères
! Au delà de la nécessaire simplification et du désencombrement
des trottoirs, Paris mérite qu'on redessine ce mobilier urbain.
Pourquoi pas un concours , comme celui lancé en janvier 2006
pour remplacer, en 2008 seulement , les 35000 poubelles transparentes
sur nos trottoirs.
Les nouveaux abribus sont de meilleure qualité. On annonce
de nouveaux édicules de toilettes publiques fin 2008 plus
esthétiques er accessibles aux handicapés.
Evoquons aussi les plots, les croix de Saint André installés
depuis une vingtaine d'années au bord des trottoirs pour
empêcher les automobilistes d'y stationner. Paris en compte
des milliers : un plot coûte 100€, une croix 170€.
Quelle économie on aurait pu faire si l'automobiliste goujat
et incivique et délictueux avait été d'emblée
très lourdement sanctionné ? Est-il trop tard pour
étudier leur suppression ?
Quant aux propriétaires de 2 RM, ils accrochent leurs véhicules
sur le trottoir, à ces plots, surtout quand le trottoir a
été élargi (écoles, crèches).
Nous demandons une réduction de l'encombrement des trottoirs
grâce à un mobilier urbain mieux conçu, et redessiné.
V comme Vélo, V comme VELIB
A Paris, la place du vélo est beaucoup trop restreinte. Rompant
avec le choix du " tout bagnole " de J. Chirac,
J. Tiberi avait lancé une politique d'aménagement
de pistes cyclables, développée et amplifiée
par B. Delanoë (370 kilomètres à ce jour).
Pour autant, à Paris, ce mode de déplacement non polluant
a encore un retard considérable sur beaucoup de capitales
européennes ou sur des villes comme Strasbourg et La Rochelle.
Le grand succès de Vélib montre qu'une politique volontariste
fait mieux que répondre à l'attente des usagers :
l'offre a créé la demande.
Des esprits chagrins ou partisans, tout en saluant le projet voté
à l'unanimité en Conseil de Paris, ont critiqué
le choix de la couleur du vélo, assez chic pourtant et choisi
par les Architectes des Bâtiments de France
Ou plus
sérieusement déplorent la disparition de places de
stationnement automobiles. Certes, l'installation de 20 places Vélib
entraîne la disparition de 2 ou 3 places de stationnement
4 roues. Un choix a été fait qui nous semble judicieux.
Au reste, c'est infiniment moins que les places qui devraient être
supprimées si on répondait aux exigences des sapeurs
pompiers .
Et le succès de Vélib aura eu l'immense mérite
de faire apparaître en nombre les cyclistes sur le pavé
parisien. Les automobilistes devront enfin tenir compte de leur
présence, la Ville accélérer l'aménagement
de parcours protégés.
Mais les cyclistes eux mêmes doivent être respectueux
du code de la route : on s'arrête au feu rouge, on ne roule
pas sur les trottoirs, on n'emprunte pas les sens interdits.Même
si la " délinquance cycliste " est infiniment moins
grave que celle des 4 roues et des 2 roues motorisées, contrairement
à ce que le lobby automobile et ses soutiens voudraient nous
faire accroîre.
Nous demandons : l'amplification d'une politique facilitant l'usage
du vélo à Paris, pensée en liaison avec les
communes voisines : en augmentant les emplacements de stationnement
vélo sur la chaussée ; en incitant les copropriétés
et les entreprises à ouvrir (rouvrir) des locaux pour vélo
; en ouvrant un débat sur l'accès des vélos
dans les couloirs de bus, l'emprunt de certains sens interdits,
etc
débat qui doit être organisé avec
l'ensemble des associations et pas les seules associations de cyclistes.
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