A quoi ça sert une association de quartier ?
Aux lecteurs de notre Bulletin, on répondra :
à publier un journal qui parle du quartier, ce qui
va, ce qui va moins bien, ce qui ne peut plus durer, et
qui propose des moyens d'y remédier. Et ceci
avec une certaine légitimité. Une légitimité
acquise, depuis plus de10 ans, par la confiance de nos 300
adhérents (un chiffre important dans une société
où tout incite au repli sur la sphère privée,
où le pouvoir de décision semble inaccessible).
Légitimité d'une intervention qui refuse la
posture du simple refus mais qui se veut force de proposition,
par les Dossiers que nous avons publiés, du Plan
de Déplacements à l'Avenue de Clichy et au
PLU, par notre participation aux chantiers de rénovation
Clichy-Rochechouart ou Place de Clichy, ou encore dans les
Conseils de Quartier. Légitimité encore par
les résultats obtenus. Nos adhérents et les
lecteurs réguliers de ce Bulletin le savent. Mais
au delà, on ne sait pas assez, s'agissant de l'ouverture
de l'école publique Forest-Cavallotti ou du Jardin
des Deux-Nèthes, que déCLIC 17/18 y a été
pour quelque chose. Que dans l'aménagement du Quartier
Vert Cavallotti ou de la placette devant la Villa des Arts,
l'installation prochaine des Amis de Magnum Photo impasse
de la Défense, l'intervention de la SEMAEST aux Epinettes,
déCLIC 17/18 n'y a pas été pour rien.
Que dans l'avenue de Clichy où tant reste à
faire, le début de rénovation du mobilier
urbain, la suppression du parking sauvage face aux 39-41,
l'installation du feu rouge face à Monoprix, déCLIC
17/18 y fut pour beaucoup ! Ce sont les résultats
de nos interventions.
Et si nous avons pu parfois être entendus, c'est parce
que nos interlocuteurs savaient "qu'il y a du monde
derrière ". Le jeu de la démocratie,
c'est aussi un rapport de forces, les politiques le savent
parfaitement. Car, associatifs, nous n'avons aucun pouvoir
de décision. Ceux qui décident, ce sont les
élus et les services municipaux qui, au-delà
des affaires courantes, appliquent ou devraient appliquer
les décisions des élus. Nous essayons de maintenir
des rapports suivis avec les élus, avec tous les
élus. Et la diversité règne, quand
Paris et la Région sont dirigés par la gauche,
comme le 18ème et le 9ème, quand le 8ème
et le 17ème le sont par la droite, même si,
rien n'est simple, Epinettes et Batignolles ont nettement
voté à gauche. Et n'oublions pas le Parlement
qui vote le budget. déCLIC 17/18 rencontre majorité
et opposition, opposition et majorité, en deçà
et au delà de l'avenue de Clichy... Ceci est particulièrement
vrai pendant les périodes électorales, moments
privilégiés de la vie démocratique,
où les uns et les autres se veulent à l'écoute
des citoyens organisés.
On lira dans notre dernier Bulletin comment, à l'occasion
des élections municipales du Printemps 2008, déCLIC
17/18 s'est adressé aux 4 têtes de listes parisiennes,
les pilotant avenue de Clichy ; puis, après débat,
a enregistré leurs engagements écrits sur
des points très précis. Parallèlement,
nous assistions aux réunions des différents
candidats des 17ème, 18ème, 9ème, et
même du 8ème, et épluchions leurs professions
de foi (on en sait même qui ont enrichi de nos propositions
leur dernière version, ce dont on se félicite).
Le compte rendu de ces rencontres, les engagements des uns
et des autres, nous les avons édités dans
un Supplément au Bulletin de déCLIC 17/18,
douze pages adressées en mai aux adhérents
de l'Association, à des personnalités, aux
media, consultable sur ce site. Nous en publions l'essentiel
dans ce Bulletin 19. Afin que nul n'en ignore.