Association des quartiers de la place de Clichy, des avenues de Clichy et de Saint-Ouen    Bonjour ! Nous sommes le


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Macadam-patchwork

Les trottoirs de Paris, c'est surtout le goudron qui luit sous la pluie. Goudron luisant, toits de zinc mouillés ; le cinéma en noir et blanc l'a montré, ça a une gueule d'atmosphère. Buren l'a compris dans la cour du Palais Royal, qui a suscité tant de haine (de ceux qui préféraient le parking du Conseil d'Etat). On peut moins apprécier le goudron épandu sur la chaussée après 1968 : cachez ces pavés que l'on ne saurait voir… Mais il est vrai que le revêtement de goudron amortit quelque peu le bruit des voitures ; faute de s'attaquer aux causes, on en réduit les conséquences !
Ce qu'on n'apprécie pas c'est le patchwork des trottoirs goudronnés : on ouvre, on referme, on regoudronne, parfois après des semaines, et sur un mètre de large seulement, C'est particulièrement vrai avenue de Clichy.

Nous demandons une véritable planification des travaux de voirie. Qu'on rompe avec le cycle ouverture, rebouchage, ouverture à côté. Que la Ville oblige les différents opérateurs à planifier leurs travaux. Et que l'on regoudronne immédiatement, sur toute la largeur du trottoir.
Problème connexe : depuis quelques années les trottoirs sont souillés de taches ou traînées de peinture blanche. Notamment, mais pas seulement, à proximité des magasins de bricolage. Ces taches sont quasi indélébiles : les services de la voirie sont contraints de repeindre le goudron en noir ! Pourquoi cette récente épidémie ? Gageons que les fabricants de peinture, pour gagner trois sous, ont conçu de nouveaux pots ou de nouvelles anses particulièrement fragiles, Et tant pis pour le domaine public !

Favorables au principe pollueur-payeur, nous demandons que les services de la voirie interpellent les fabricants de peinture, leur enjoignant de revenir à des emballages de qualité. A l'adjoint responsable de leur en donner l'ordre.
Proposition au ras du sol ? Précisément.

Philippe Limousin [Novembre 2007]