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Dégradations du parc Clichy-Batignolles : déCLIC écrit à l'adjointe en charge des Espaces Verts


Madame,

Je souhaite, au nom de l'association de quartier déCLIC 17/18, attirer votre attention sur les dégradations dont est l'objet le parc Batignolles-Cardinet depuis plusieurs mois.
Plusieurs murs ou murets de soutènement sont lourdement tagués : notamment le mur d'un bâtiment proche de l'entrée impasse Chalabre (ce mur d'un bâtiment mitoyen avait été récemment complètement rénové), mais aussi des murets dans cette partie est du parc, récemment ouverte au public et particulièrement réussie.
Comme aussi les murets qui soutiennent l'éminence élevée au milieu du parc.
Comme encore les parois de fer ou de béton destinées à la pratique du roller.
Comme le sont les WC publics (2 kiosques en bois) au sud ouest du parc, à proximité du terrain de basket.
Comme enfin l'intérieur, innommable, de l'autre WC public dans le bâtiment de la forge.

Je vous adresse par mail des photos prises le 4 mai.

Ce parc est une vraie réussite, appréciée des usagers, saluée comme telle lors de la réunion publique du 4 avril au gymnase Biancotto. On ne doit pas le laisser dégrader par quelques uns : on est là dans une pratique de marquage de territoire par des groupes, qui annonce, ou va de pair, avec des tentatives de prise de contrôle à des fins délictueuses.
Il importe d'y mettre fin au plus tôt, avant que ne s'instaure un sentiment d'impunité.
On connaît la nécessité d'intervenir pour remplacer le premier carreau cassé...
C'est ce que nous attendons des élus en charge de ces réalisations.
S'il y a des problèmes de gardiennage et de surveillance, il importe de les régler rapidement.

Nous connaissons l'exemple, le mauvais exemple, d'un jardin public du 18ème arrondissement qui a sombré pendant des années, abandonné par les pouvoirs publics, entre 2 coûteuses restaurations. Ce ne doit pas être le cas de ce parc, au risque d' obérer le projet passionnant, autour du parc, de la réalisation de logements, de locaux d'activités et d'équipements publics. Les locataires, les investisseurs auront ils le désir de s'installer à proximité immédiate d'un lieu aussi rapidement dégradé ? Un lieu qu'on veut, justement, ouvert sur les quartiers environnants.

Hors parc, mais bien visible du parc, le mur de soubassement de l'hôtel IBIS est depuis longtemps copieusement tagué. Ce peut être une incitation à persévérer à l'intérieur du parc. Nous suggérons que la Ville mette en demeure le propriétaire de nettoyer ces murs, ses murs, au plus tôt.

Nous n'avons pas souhaité intervenir à la réunion publique du 4 avril pour ne pas mettre "de l'eau froide dans le soleil" et rester positif à l'égard de cette belle réalisation : belle, en devenir, mais fragile!

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes meilleurs sentiments.

Philippe Limousin
président déCLIC 17/18


[Mai 2009]

copie à Madame Annick LEPETIT, adjointe au Maire de Paris,députée de la 17ème circonscription at à Madame Myriam EL KHOMRY adjointe au Maire de Paris


Dégradations du parc Clichy-Batignolles : l'adjointe en charge des Espaces Verts répond à déCLIC


Mme Fabienne Giboudeaux, adjointe au maire de Paris ( Espaces Verts), a répondu à notre missive dans les 24 heures. Les photos que nous lui avions adressées, montrant les dégradations, étaient éloquentes.
Et le moment était propice, puisque on nous transmettait un courrier que, le 30 avril, soit presque simultanément, Mme Annick Lepetit, députée de la 17ème circonscription, avait adressé au Préfet de Police, M. Gaudin, pour l'informer de l'inquiétude des habitants du secteur, face aux agissements de bandes qui sévissent autour du Parc.
Dans sa réponse à déCLIC 17/18, Fabienne Giboudeaux déclare partager nos inquiétudes concernant la dégradation de ce jardin. Mais sa proposition
de " monter une réunion dans les prochaines semaines avec les services concernés " nous semble un peu courte, même si elle propose d'y associer déCLIC 17/18.
Ce que nous attendons de cette réunion de travail, à laquelle déCLIC 17/18 participera, c'est qu'on réfléchisse aux moyens d'éviter que se renouvellent de semblables dégradations.
Cela passe peut-être par l'intervention sur le terrain d'équipes d'animation et d'éducation, au moins les mercredi et le week-end. Et par la redéfinition du rôle des équipes de gardiennage et de surveillance.
Ces interventions ont un coût.
Mais quel est le coût des opérations de nettoyage, des réparations indispensables, qui doivent impérativement être effectuées au plus tôt?
Surtout, quel est le coût social, politique, de la démoralisation des usagers et des citoyens qui constatent l'impuissance des responsables et de leurs élus à faire vivre durablement ce qui doit rester une belle réalisation de la Ville au service de tous.

Telle était la teneur de notre " réponse à la réponse " de l'adjointe aux Espaces Verts.
Le 8 mai, les tags avaient été effacés sur le mur mitoyen côté Chalabre.
Les autres, tous les autres, prospéraient.
Ce jour férié, où le Parc avait attiré une grande affluence, on ne voyait guère de gardiens, au moins de 16 h 30 à 18 h.