Pourquoi une association ?
On
le sait depuis pas mal d'années, la vie n'est pas
un long fleuve tranquille. Il y eut des années
où on avait l'impression qu'on n'avançait
guère, où on évoquait une fois encore
le Jardin des Deux Nèthes, l'école publique
de la rue Cavallotti... Et il est vrai que ces résultats
bien réels, c'est pour une bonne part grâce
à l'obstination de
déCLIC 17/18 qu'ils ont été
obtenus. Mais si les souvenirs ça réconforte
parfois, ces
réussites commençaient à se faire
lointaines.
Voilà que, depuis quelques temps, dans notre quartier,
des Batignolles aux Epinettes, des Grandes Carrières
à la Place de Clichy, on enregistre de vraies
améliorations.
C'est la Place de Clichy transformée (mieux réussie
que les Boulevards Clichy-Rochechouart rénovés
6 ans plus tôt).
C'est aux Epinettes, grâce au volontarisme de l'opération
Vital Quartier conduite par la SEMAEST, l'ouverture de
ces commerces de proximité qui pourraient marquer
le renouveau de ce quartier.
C'est, annoncé pour 2011, le lancement des mini
bus de la Traverse 17/18 qui maillera étroitement
les Batignolles, les Epinettes et le nord des Grandes
Carrières.
C'est, impasse de la Défense, à deux pas
de la place Clichy et face au jardin des Deux Nèthes,
l'ouverture du BAL des Amis de Magnum Photos. Le BAL devrait
" tirer vers le haut " ce morceau de l'avenue
de Clichy qui était tombé si bas (qu'on
se rappelle l'état du secteur Capron-Lathuille
vers 1995), et où il reste pas mal à faire
C'est, on l'a appris le 3 novembre 2010, la réhabilitation
de l'avenue de Clichy, dans un premier temps entre la
place et la Fourche.
En fait, ces améliorations assez spectaculaires,
qui arrivent en même temps, notre association les
demandait depuis des années, prenait des contacts
et oeuvrait pour leur achèvement. Certes ce sont
les élus qui prennent les décisions, mais
nous avons contribué à ce que celles-ci
ne puissent être davantage retardées, voire
enterrées.
Pourtant des points noirs perdurent, parfois plus "
parisiens " que spécifiques à notre
quartier.
C'est le cas de la prostitution qui prospère et
s'étend dans le haut de l'avenue de Clichy.
C'est le cas du stationnement sauvage (y compris dans
les couloirs de bus) et du
stationnement des deux roues motorisées sur les
trottoirs. La Police Nationale, régulièrement
alertée, ne doit pas renoncer plus longtemps à
faire appliquer la loi, notamment place Clichy et dans
les rues adjacentes.
C'est la privatisation de l'espace public par des étalages
illégaux ou des terrasses
qui profitent de l'élargissement des trottoirs
pour augmenter leur emprise, ou encore les panneaux publicitaires
démesurés. Là, c'est de la responsabilité
des services de la Ville. Les projets de l'Adjointe au
Maire de Paris chargée du commerce permettent-ils
d'espérer des améliorations rapides ?
Il faudra du temps pour régler ces questions :
les négligences et les mauvaises habitudes sont
tenaces. Nous attendons de nos élus qu'ils relaient
ces demandes et nous devrons, éventuellement avec
d'autres associations parisiennes, rappeler aux uns et
aux autres les exigences
des habitants.
Le travail d'une association, c'est savoir écouter
les demandes des habitants, et s'en faire le relais à
bon escient auprès des élus et des services
techniques en sachant trouver le soutien nécessaire
auprès des média.
Philippe Limousin, Président de déCLIC
17/18 [Décembre
2010]
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