Paysage de la rue
PAYSAGE DE LA RUE, c'est le beau nom attribué
depuis quelques années au Service de la Ville qui
a pour tâche, notamment, le contrôle des terrasses
et étalages sur la voie publique.
C'est pour Déclic 17/18 un interlocuteur régulier.
On ne s'en étonnera pas car on connaît l'aspect
calamiteux de trop nombreux commerces de notre quartier.
Nous rencontrons régulièrement les responsables
de ce Service, boulevard Morland, pour faire ensemble l'état
des lieux. C'est nécessaire car les commerces "
tournent " vite.
Et, tous les 6 mois, Déclic 17/18 actualise sa "
feuille d'analyse " des étalages et de l'aspect
des commerces avenue de Clichy, de la Place à Cardinet,
et maintenant avenue de Saint -Ouen, transmise au Service
responsable. Qu'avons nous constaté en juin ?
Toujours des étalages illégaux (l'autorisation
doit être affichée sur la vitrine) ou, autorisés,
contrevenant au règlement (emprise excessive , hauteur
non réglementaire , mauvaise tenue) . Cela dure et
perdure depuis 30 ans. Certes, on a connu pire ! Nos interventions
réitérées depuis 1996 n'ont pas été
totalement inutiles. Ce serait mieux si des élus,
au prix d'un double discours, ne continuaient à accorder
des autorisations d'étalage. C'est le cas, avenue
de Clichy, côté 17ème, où des
autorisations ont été données par le
Maire encore ces dernières années, le plus
souvent pendant la trêve estivale, je dirais presque
subrepticement. Et cela à quelques uns des bazars
qui présentent l'aspect, et l'étalage, le
plus sordide
Les vieux cartons au sol, les marchandises
en vrac, les objets accrochés en hauteur, cela suffirait,
après un rappel au règlement, à leur
faire retirer une autorisation d'étalage si légèrement
accordée !
Le Paysage de la rue, dans notre quartier, ce sont aussi
des commerces qui, par leurs vitrines, coffrages, enseignes,
auvents, participent allègrement à la dégradation
dudit paysage. On a pu voir, depuis 30 ans, des coffrages
anciens cassés (et pour faire quoi
) Des vitrines
" descendues " pour attirer le chaland, des auvents
construits à la va vite. Tout ceci dans une totale
illégalité.
Nous avons interrogé le Bureau des Architectes des
Bâtiments de France (ABF), ces mêmes architectes
qui, à juste titre, visent tous les projets de construction
ou de ravalement. On nous a confirmé que toute intervention
sur une boutique exige l'accord préalable de l'ABF
du secteur, en transitant par le Service du Contrôle
des Etalages.
Y a qu'un malheur ! C'est que la plupart de ces commerçants
n'ont jamais demandé cette autorisation. L'ABF n'a
donc pas eu à leur refuser ! Et cela depuis des décennies.
Et les habitants de notre quartier déplorent que,
décidément, avenue de Clichy, ça ne
s'arrange pas ! Une autre piste : les copropriétés
qui n'acceptent pas l'état déplorable d'un
commerce qui défigure l'immeuble peuvent s'adresser
au Bureau des ABF (30 rue Dauphine 75006 Paris)
Selon
les ABF, à défaut de demande préalable
obligatoire, c'est le rôle des Inspecteurs des Etalages
de les alerter pour tout changement d'aspect d'une façade
de magasin. Apparemment, ce n'est pas fait. Nous allons
leur rappeler cet aspect de leurs fonctions et, pour être
mieux entendus, nous adresser aussi aux élus de tutelle.
En attendant la mise en uvre du Projet de Réhabilitation
de l'avenue de Clichy, annoncé pour la prochaine
mandature. Nous savons que des services de la Ville travaillent
actuellement sur ce projet.
A suivre. De très près.
Philippe
Limousin [août
2007]