Avec
l'arrivée d'activités nouvelles, des entrepreneurs
répondent aux attentes des habitants et font le pari
du renouveau.
déCLIC 17/18 les soutient.
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Huit
rue des Dames, a récemment ouvert un nouveau magasin
d'épicerie fine comestible. Deux associés, l'un
formé dans le commerce bio, l'autre consultant, ont conjugué
leurs talents pour lancer ce magasin. Le beau cadre ancien (le
lieu avait été occupé pendant quelques
années par un commerce de fournitures de bureau) a été
totalement respecté.
La gamme des produits, épicerie fine mais pas de luxe,
se veut héritière des terroirs et savoir faire
artisanaux : charcuterie fine, fromages, crèmerie, conserves
fines, condiments, vins surtout de Loire. À terme, les
animateurs envisagent de développer des services : livraisons,
dégustation, événements gastronomiques
avec les producteurs.
Les animateurs du magasin n'avaient pas eu connaissance de l'étude
menée par déCLIC 17/18 début 2005 qui montrait
chez les habitants du quartier une forte attente pour des commerces
de qualité, notamment fromager ou charcutier traiteur.
Ils semblent l'avoir deviné. Ce qui les a attirés
rue Des Dames, c'est l'existence, dans cette partie de la rue,
de commerces de proximité bien vivaces : boulangeries,
boucherie, une supérette, une pharmacie, un Nicolas.
L'essentiel de la clientèle visée est celle des
gens du quartier. L'élargissement des trottoirs rue des
Dames serait très profitable à ces activités,
on connaît les files d'attente de clients, le dimanche,
devant la boulangerie. Malheureusement, il ne semble toujours
pas être à l'ordre du jour de la Mairie du 17e.
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À
deux pas de La Fourche, passage Saint Michel, un ensemble
homogène de petits immeubles XIXe siècle, modeste
et harmonieux, un peu d'un " mew " londonien, la voirie
a été restaurée, gros pavés, potelets
" de style " et, tout récemment, la circulation
réservée aux riverains. Aussi peut-on se féliciter
de l'installation récente d'un menuiser et, il y a peu,
de l'ouverture d'un atelier de restauration et conservation
de tableaux, Artémisia, au n°3 du passage. Karine
Leloup, après sa formation dans une école d'art
et plusieurs stages, a repris un local de 15 m2 où, pendant
trente ans, travailla un maître-artisan armurier qui apprécierait
certainement que son établi ait repris du service. En
vitrine, l'exposition de toiles avant/après restauration
montre aux passants ce que peuvent obtenir art et technique.
Pour certains c'est une vraie découverte. La clientèle
vient d'un peu tout Paris, notamment les marchands de la rue
Drouot et du 6e arrondissement. Et, aussi, heureuse surprise,
il y a une vraie clientèle dans notre quartier.
Pourquoi s'être installé passage Saint Michel ?
D'abord l'attrait pour le lieu, le type même d'une rue
artisanale : elle le fut, elle peut le redevenir. Un loyer faible,
comme dans beaucoup de petites rues des Epinettes où
il y a tant de boutiques vides qui ne doivent pas servir d'entrepôt
aux commerces de l'avenue de Clichy : les rideaux baissés
tuent la vie de quartier et l'activité économique.
Karine Leloup souhaite que s'installent dans le passage ou dans
des rues proches d'autres artisans ou artisans d'art, avec qui
il n'y aurait pas concurrence mais synergie : " déjà,
on s'adresse des clients avec le doreur encadreur de la rue
du Capitaine Madon de l'autre côté de l'avenue
de Saint Ouen ". déCLIC 17/18 a alerté la
Mairie de Paris, la députée et rencontré
les responsables de la SEMAEST et de la SEMA (métiers
d'art) pour faire connaître ces lieux auprès des
artisans et créateurs à la recherche de locaux
et d'ateliers. En même temps, déCLIC 17/18 attire
l'attention des élus sur l'état catastrophique
de l'immeuble du 5 passage Saint Jean où depuis plus
de 5 ans les fenêtres sont murées. Dans l'attente
de quoi ? M Mano, adjoint au Maire de Paris, chargé du
logement, (lettre à déCLIC 17/18 du 5 janvier
2007) s'est adressé aux indivisaires. Sans réponse
de leur part, une procédure d'abandon manifeste de cette
parcelle pourrait être engagée avec à terme
la mise en uvre d'un projet d'intérêt général.
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Rue
Ganneron au n°16, à deux pas du carrefour Cavallotti/Moreau,
dans un local abandonné depuis quelques années,
s'est installé l'été dernier, un éditeur
de musique, la vénérable maison Fortin, où
le savoir-faire se transmet depuis plusieurs générations,
qui siégeait depuis les années 50 cité
Chaptal, dans ce quartier dédié à la musique.
Pourquoi avoir choisi la rue Ganneron ? " Pour nous rapprocher
de Montmartre, nous confie la responsable. Toutes les chansons
que nous éditons, créées entre 1870 et
1960 sont liées à Montmartre. Gaston Couté,
Xanroff, Botrel, Yvette Guilbert, Frehel, Damia, jusqu'à
Bourvil à ses débuts, tous ont hanté Montmartre.
Même les petits formats (qui publiaient texte et musique)
ont été illustrés par des artistes comme
Toulouse-Lautrec, son ami Ibels, Steinlen liés eux aussi
à Montmartre. Pour nous c'est un peu un retour aux sources
".
Toutefois, dans le désir de transmettre la mémoire,
il n'y a pas que nostalgie. Le désir de participer au
renouveau de la chanson ancienne se traduit par l'édition
de cassettes, disques, compilations, rééditions
de disques 78 tours nettoyés en studio ou réenregistrés,
éditions de recueils de chansons plus récentes
(Victoires de la Musique 1985 à 2005). Il faut trouver
une nouvelle clientèle, en démarchant les réalisateurs
de films, téléfilms, leur proposant des musiques
d'époque à partir d'un très vaste catalogue
classé par thème ou encore faire connaître
le répertoire ancien à des chanteurs contemporains
Dans ce magasin, cohabitent près du piano les très
anciens classeurs à fiches de carton et l'ordinateur
: les technologies modernes au service d'un très vieux
patrimoine. En projet : un rayon enfants, disques et textes
de chansons.