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  Accueil les Dossiers Démocratie locale et vie associative 18e Grandes Carrières-Clichy : un Conseil de quartier en rodage

Le 18e arrondissement s'est doté à l'automne 2002 de huit Conseils de quartier


Pour notre quartier, il s'agit du Conseil des Grandes Carrières-Clichy, présidé par Stéphane Poli, conseiller d'arrondissement, adjoint au Maire du 18e. Il compte 35 conseillers : 21 ont été désignés par tirage au sort parmi les personnes résidant ou travaillant dans le quartier et ayant fait acte de candidature (dont 5 issus d'une liste de résidents étrangers extra-communautaires), 10 représentent des associations (déCLIC 17/18 siège à ce titre) et 4 personnalités qualifiées représentent les institutions publiques importantes.
Le conseil de quartier Grandes Carrières-Clichy s'est réuni 3 fois depuis son installation, le 5 décembre 2002.

Premier bilan

Un premier bilan peut être esquissé. L'ordre du jour de ces séances est déterminé, conformément à la Charte des Conseils de Quartier du 18e, par le président sur proposition du bureau. L'essentiel des réunions et du travail des conseillers a été consacré à la révision du P.L.U (Plan Local d'Urbanisme) qui doit remplacer l'ancien P.O.S. (Plan d'Occupation des Sols). Avant la concertation publique et l'adoption définitive en Conseil de Paris, les conseillers ont suggéré divers aménagements (paysage urbain et bâtiments signalés, équipements à créer, espaces verts, commerce, vie économique, espace public et stationnement, amélioration de l'environnement).
Aussi trois marches exploratoires ont-elles eu lieu en mars 2003. Une trentaine d'habitants ont arpenté les rues de la partie sud du quartier (futur " Quartier vert Cavallotti "). De leurs observations et de sa connaissance du terrain, déCLIC 17/18 a rédigé un document de synthèse de 30 pages (lire p. 5). La dernière réunion, le 12 juin, a porté sur les questions de transport (ligne 13) et de propreté.

Des améliorations nécessaires

Quelques améliorations peuvent être apportées au fonctionnement du conseil.
On peut s'interroger d'abord sur la cause d'un absentéisme croissant des conseillers de quartier : le quorum n'a ainsi pu être atteint lors des deux dernières réunions et l'on ne voit guère les personnalités qualifiées. Si une cinquantaine d'habitants a jusqu'ici participé aux réunions publiques, toute une frange des acteurs du quartier reste à l'écart : jeunes, personnes étrangères…
Une meilleure " publicité " de la date et du lieu de réunion, par exemple auprès de " commerçants référents ", permettrait aux habitants du quartier de se sentir mieux concernés et de s'investir dans cette structure de participation, de dialogue et d'information mutuelle.
La disposition de la salle de réunion, où les conseillers siègent en U face " au commun des citoyens ", tend à engendrer un effet de " notabilisation " qui ne favorise guère les échanges avec le public. La parole, sans être confisquée, est souvent prise par les conseillers ou des habitants à l'aise en public, alors que d'autres hésitent à s'exprimer, particulièrement sur des sujets " pointus ". Fréquemment, sans doute parce qu'existait un tel déficit de parole, les approches de la salle, mais aussi de certains conseillers, restent très limitées à leur problème particulier, et les critiques l'emportent sur des propositions constructives. Il est en effet difficile de faire émerger l'intérêt général. On peut regretter quelquefois un excès de formalisme et un manque de réactivité avec l'assistance, résultats du " rodage " de cette jeune institution.

Provoquer les conditions d'une réelle participation

Après cette phase où les participants ont, peu à peu, appris les rouages administratifs et techniques et les processus de décision, déCLIC 17/18 forme le vœu qu'au-delà du rôle d'information et d'échanges, le conseil de quartier devienne pour les habitants du quartier un lieu de réelle participation.

Annie Delporte [Juin 2003]